MAJEJE AFRICA SAFARIS

Par Phil Paradis

L’auteur Phil Paradis et la collaboratrice au magazine Marilyn Soucy posant avec leur doublé d’impalas.

Majeje Africa Safaris

PARTIE 2

Premier matin de chasse. Le jour se lève sur un magnifique ciel orangé, tandis qu’un brouillard dense reste coincé dans la grande vallée où se trouve le lodge de Majeje Africa Safaris. La température est fraîche, autour de 10 à 15 °C, et l’excitation est à son comble. Ce premier matin, nous le vivons en équipe: ma conjointe Kim, notre fils Éli, Marilyn chroniqueuse au magazine 100% CHASSE PÊCHE et moi, tous réunis dans le même véhicule, prêts à amorcer cette aventure tant attendue.

Notre matinée débute par une prospection en véhicule devant le lodge. À peine partis, nous croisons deux gnous bleus, une femelle et son petit, broutant tranquillement l’herbe fraîche et humide du matin à quelques dizaines de mètres seulement. Un peu plus loin, j’aperçois mes deux premiers Kudus – l’animal que je souhaite récolter à tout prix. Deux jeunes mâles se tiennent au sommet d’un buton, le soleil se reflétant sur leurs cornes élancées. La scène est tout simplement magique.

Les deux gnous bleus, une femelle et son petit, aperçus lors de la première matinée de chasse.

L’auteur fait un topo de son premier avant-midi de chasse chez Majeje.

Plus tard, nous tentons une approche à pied sur un mâle impala. Mais avant d’avoir une véritable opportunité de tir, il nous repère et disparaît dans la brousse. Rapidement, je réalise que le gibier sud-africain est tout aussi méfiant que celui que nous chassons au Québec!

En fin d’avant-midi, nous nous arrêtons au sommet d’une montagne offrant une vue spectaculaire sur le secteur du lodge et les vastes plaines qui l’entourent. Un territoire immense, comme je n’en ai jamais vu au Québec. Nous nous positionnons pour une séance de localisation et je patrouille le paysage aux longues-vues. Rien. Le climat sud-africain se fait sentir: le soleil puissant du midi force le gibier à chercher refuge à l’ombre dans l’épaisse brousse.

Après une quinzaine de minutes, mon tracker Thandi aperçoit un groupe d’impalas se dirigeant vers nous. Il semble y avoir un beau mâle parmi le troupeau d’une dizaine de bêtes. C’est loin, vraiment loin, mais nous voulions casser la glace dès la première journée avec une récolte. La distance et l’élévation – au moins 100 verges plus haut que le troupeau – compliquent l’évaluation. Luke, mon guide, prend le temps d’identifier l’animal et s’assurer qu’il répond aux critères de prélèvement de Majeje. Ici, seuls les animaux matures, en déclin physique ou en régression sont récoltés. Lorsque nous obtenons son «OK», tout s’accélère.

Nous installons rapidement l’arme: bipied déployé, sac de sable sous la crosse, carabine armée. J’attends que le troupeau entre dans une éclaircie naturelle. Quelques femelles et jeunes arrivent et broutent tranquillement. De mon côté, la position est inconfortable. Je suis couché au sol, dans les roches et les racines sèches, au travers des bosquets. L’angle de tir est imparfait et je dois me dépêcher pour ne pas manquer cette première opportunité.

Enfin, les jeunes mâles sortent, suivis d’un superbe mâle arborant une majestueuse couronne. Il n’est pas encore bien positionné. Luke me conseille d’attendre, ce que je fais. À l’aide de ses jumelles-télémètre et de sa charte balistique, il ajuste une dernière fois le télescope. Les secondes semblent interminables. L’impala est dans ma mire, mais toujours partiellement couvert. Je reste calme, prêt.

Puis, soudain, il se retourne et avance d’un pas décidé. Luke me donne mon «OK». Une fraction de seconde plus tard, je tire. L’impala bondit et détale. Tout s’est passé extrêmement vite, et ne connaissant pas la réaction typique de ce gibier une fois atteint, je suis partagé entre satisfaction et doute.

À ma grande surprise, le troupeau demeure dans le secteur. Quelques minutes après mon tir, Thandi repère un autre mâle impala, tout aussi respectable, apparaissant au même endroit où se tenait le mien. Luke propose à Marilyn un doublé! Je n’aurais jamais cru que la vie nous réserverait une double récompense dès la première journée. Marilyn s’installe, tire… un tir précis, probablement meilleur que le mien! Selon Thandi, c’est assurément mortel.

Par respect pour l’animal et pour avoir de beaux souvenirs, les guides prennent soin de bien positionner les bêtes avant la prise de photos.

Je me tourne vers ma conjointe, qui tient Éli dans ses bras. Nous sommes tous les deux stupéfaits par ce qui vient de se produire.

Une trentaine de minutes plus tard, nous nous rendons en véhicule examiner les tirs. Rapidement, nous trouvons du sang de la bête à Marilyn, puis quelques minutes plus tard, du sang de mon impala. Soulagement : nous avons atteint les deux animaux. Les recherches sont simples, nous retrouvons les deux impalas à environ 60 verges du lieu du tir.

Doublé du premier matin réussi! J’étais heureux. Heureux de vivre enfin ce voyage tant rêvé chez Majeje Africa Safaris, et surtout de partager cette chasse avec ma conjointe Kim et notre petit garçon Éli.

Récit à suivre dans la prochaine édition!

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Canada : 418 817-1991
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